En raison de leur format réduit, ces disques étaient jusqu’alors limités en capacité. Une contrainte aujourd’hui dépassée, mais quid des performances ? Avec des fichiers numériques de plus en plus nombreux et de taille toujours plus importante, le stockage de photos, vidéos, e-mails, etc., est devenu une sacrée problématique. Fort heureusement, il existe des solutions qui offrent des espaces de stockage conséquents comme les NAS (disques durs réseau)ou les disques durs externes de format 3,5 pouces. Néanmoins, elles sont souvent onéreuses et leur transport n’est pas sans poser quelques problèmes. L’arrivée des disques durs de poche (2,5 pouces) d’une capacité de 1 To apparaît donc comme une petite révolution dans le secteur du disque dur portable.

Quelques contraintes techniques

Malheureusement, pour afficher une telle capacité dans si peu d’espace, il ne faut pas espérer – pour le moment du moins – obtenir des performances hors du commun. Et cela, pour plusieurs raisons. La première, c’est que ces disques utilisent plusieurs plateaux (généralement trois d’une taille de 333 Go).Or, en multipliant les plateaux, la densité au pouce carré diminue de façon exponentielle. De fait, cela affaiblit les débits. L’autre facteur technique qui influe sur les performances provient de la vitesse de rotation qui est souvent réduite. Généralement cadencés à 5 400 tours par minute, ces disques durs de poche sont bridés. Les modèles 7 200 tours par minutes sont donc préférables. Reste que cette caractéristique est encore rare ; par conséquent, elle coûte cher. Enfin, sachez qu’en optant pour une interface USB 2.0, vous avez l’assurance que votre disque dur externe sera compatible avec tous les ordinateurs du moment. La contrepartie, c’est que les débits plafonneront à 35 Mo par seconde. Alors, certes, l’USB 3.0 est encore peu répandu, mais le choix de cette interface est le plus judicieux si vous voulez remplir votre petit disque dur de poche le plus rapidement possible.

Nos conseils

Le transport

Les disques durs 2,5 pouces ont pour vocation d’être transportés dans une poche de blouson ou une sacoche. Cependant, gare aux écarts de températures trop élevés, qui risquent de l’endommager. Ainsi, transporter son disque dur dans un étui spécifique n’est pas une mauvaise idée. Cependant, sortez-le lorsque vous le connectez pour éviter qu’il ne surchauffe et ne rende l’âme prématurément.

Les virus

Destiné à être sans cesse connecté puis débranché de différents ordinateurs, votre disque dur risque de subir les assauts de virus contenus ici ou là. La surveillance d’un disque dur externe est donc primordiale pour ne pas contaminer votre environnement informatique. D’ailleurs, certains disques durs sont livrés avec des suites de sécurité afin d’évincer ce problème.

La connexion

Qu’ils utilisent la norme USB 2 ou 3, les disques externes doivent être ôtés de façon logicielle avant de l’être physiquement. Pour cela, cliquez sur l’icône « Retirer le périphérique en toute sécurité » (à gauche de l’horloge de la barre des tâches de Windows). Le système d’exploitation cesse d’alimenter le disque pour supprimer tout risque de choc électrique.

Bonus

L’apport de l’USB 3.0

La grande révolution de l’USB 3.0, c’est l’augmentation du débit. Celui-ci est en effet passé de 480 Mbits/s à 5 Gbits/s. Plus concrètement, avec un disque USB 2.0, on atteint un débit de 30 Mo/s ce qui permet de transférer le contenu d’un DVD (4,7 Go) en moins de 3 minutes. L’USB 3.0 dépassant les 85 Mo/s, le même DVD est donc transféré en 55 secondes. Toutefois, pour obtenir un tel score, votre ordinateur doit être équipé d’une carte contrôleur spécifique (format PCI-Express pour un PC ou Express Card pour un portable).